L'avenir de l'Université ne peut se concevoir qu'à cette condition. Sa place dans la société, son rôle éducatif et scientifique en font un lieu privilégiée d'entente, de la réflexion, de la connaissance, du respect d'autrui quel que soit sa naissance et ses origines. Notre Université a certes été conçue dans un style architectural futuriste pour son époque, à l'instar des universités modernes ; elle a coûté à notre pays un sacrifice louable; mais il reste à lui conserver durablement ce cachet, cette image.
Veillons donc à la maintenance de ses infrastructures, à la qualité des enseignements qui s'y dispensent, au développement de la recherche scientifique, à son ouverture vers son environnement et vers le monde, à l'universel. Veillons à ce que l'Université s'acquitte de ses dettes envers notre société. La tâche n'est certes pas de tout repos mais nous comptons arriver au moins à « mettre le train sur rail », avec l'aide de toutes les catégories qui composent cette honorable institution.
Les enseignants pratiquent un métier de sacrifice par essence mais tellement source de satisfactions personnelles et de bonheur doivent mobiliser leurs intelligences au seul bénéfice de l'étudiant et de la science. L'hommage qui leur doit être rendu au quotidien, à chaque heure n'est que justice.
Les étudiants sans lesquels notre institution perdrait tout son sens doivent connaître le prix de l'effort mais aussi ses bénéfices et les joies qu'il procure à la fin de leurs études. Nous leur souhaitons une rapide et meilleure insertion possible dans la vie professionnelle forte des enseignements qu'ils reçoivent. Bientôt apparaîtront les premières promotions issues du système LMD. Bientôt il s'agira d'en évaluer les forces et les faiblesses pour corriger ce qui peut l'être et capitaliser l'expérience acquise. Le personnel de soutien administratif, technique et de service assure le fonctionnement de l'Université, lui donne cette vie tant nécessaire à la formation et au développement de la Science. Le dévouement à cette cause trouve son expression dans cette volonté de bien faire avec des moyens parfois insuffisants mais qui permettent de garder l'université « debout » comme a été gardée l'Algérie, malgré tout. Voilà bientôt trente années que notre Université est née et il reste à lui faire atteindre les objectifs qui lui ont été assignés, puis de lui tracer d'autres objectifs à plus long terme ; répondre aux défis de la mondialisation, faire reconnaître les diplômes qu'elle délivre en les alignant sur les normes internationales. Il reste à la faire rayonner sur sa ville de naissance, sur sa région et sur tout le pays.
Tout un programme.
Prof M.BENSAFI