Contexte DIGITAQ

Contexte DIGITAQ

En Algérie, et depuis la tenue des Assises Nationales de l’enseignement supérieur en 2008, le ministère de l’enseignement supérieur a pris une série de mesures faisant de l’adhésion au processus de Boulogne et de la démarche qualité une priorité du secteur. Les deux piliers principaux sur lesquels cette adaptation devait s’appuyer et qui ont été mis en avant lors de ces Assises étaient la gouvernance et l’évaluation. Pour cette dernière, la mise en place d’un système d’assurance qualité s’est révélée nécessaire. C’est ainsi qu’ont été créées les trois entités suivantes:

  • La Commission nationale pour l’Implémentation de la qualité dans l’Enseignement supérieur algérien (CIAQES) ;
  • La commission nationale de l’évaluation (CNE) ;
  • Des cellules-qualité (CAQ) dans tous les établissements d’enseignement supérieur.

La mise en place de ces structures s’est appuyée sur des programmes d’accompagnement et de formation, et notamment des Responsables de l’assurance-qualité (RAQ). En plus des mesures d’accompagnement nationales, certaines universités ont bénéficié de formations dans le cadre de programmes européens, comme le projet Tempus EQU-MED. Un référentiel national de l’assurance-qualité a également été élaboré.

Ce système d’assurance-qualité a été mis à l’épreuve en 2017 à travers une première enquête d’évaluation interne des établissements de l’ES permettant de construire le projet d’établissement qui arrête la stratégie de l’EES et par voie de conséquence tous les objectifs à court, moyen et long terme, y compris ceux relatifs à la politique qualité. Cette évaluation a porté sur les 132 indicateurs des 7 domaines : la formation, la recherche, la gouvernance, les infrastructures, la coopération, la relation avec l’environnement socio-économique et la vie à l’université. De cette première phase de diagnostic, il en est ressorti le constat suivant :

  • Une hétérogénéité des pratiques professionnelles relatives à la gestion de la qualité
  • Une diversité des supports de collecte et traitement des données (Logiciels SPHYNX, SPSS, EXCELL, SAS,) utilisées au niveau des établissements
  • Une difficulté de synthétiser les agrégats des résultats pour leur exploitation (locale et nationale)
  • Une diffusion limitée des résultats ce qui exclut une partie des parties prenantes
  • L’absence de base de données AQ permettant la remontée de l’information,
  • Une absence d’un networking permettant l’échange et la circulation des données dans le réseau (local et national) pour plus d’efficacité.

Un ensemble de constats qui fait émerger deux besoins majeurs : 1/ Une méthode de déploiement de la démarche assurance qualité à partir d’un projet d’établissement et 2/ une plateforme d’assurance Qualité collaborative qui permet le partage d’expérience, l’apprentissage de bonnes pratiques, la formation et l’accompagnement, le partage de banque de données stratégique fournissant des tableaux de bord avec les indicateurs de pilotages et institutionnels pertinents et prospectif d’aide à la prise de décision…Donner du sens aux données.

DIGITAQ permettra de doter l’activité de l’assurance qualité en Algérie d’un système d’information fonctionnant en réseau, s’appuyant sur une base de données nationale,

en capacité de répondre à l’ensemble des besoins d’exploitation et même de prospective. DIGITAQ a pour objectif la mise en place de système d’assurance qualité apte à concilier entre les différents rôles que ce dernier est appelé à jouer pour garantir des formations et diplômes en adéquation avec les attentes des étudiants et leurs parents, de l’environnement économique et de la société dans son ensemble.

Grâce à la plateforme AQ, chaque partie prenante, où qu’elle soit, peut accéder à une quantité sans précédent d’informations. Les solutions et objectifs portés par DIGITAQ sont :

  • Mettre en place un processus récent de mise en place de l’assurance qualité au niveau des EEs en Algérie
  • Proposer des solutions aux difficultés rencontrées lors des opérations d’évaluation interne et externe des ESS en Algérie :
  • Interprétation des indicateurs énoncés dans le référentiel national d’AQES et adaptabilité en fonction des spécificités par établissement
  • Les délais de traitement des données recueillies lors des opérations d’autoévaluation
  • L’exploitation des données recueillies
  • Difficultés de la récupération de la donnée au niveau de l’ensemble de la communauté universitaire et de ses partenaires socio-économique