C’est avec une profonde conviction que je m’adresse aujourd’hui à l’ensemble des membres de notre communauté universitaire : étudiants, enseignants-chercheurs, personnels techniques et administratifs.
Avec près de 1913 étudiant(es), la Faculté de Chimie de l’Université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf constitue l’une de ses composantes les plus importantes. Elle rayonne sur deux grands domaines – sciences et techniques, sciences de la matière –, couvre quatre filières d’envergure (Génie des procédés, Hygiène et sécurité industrielle, Industries pétrochimiques, et Chimie), et propose cinq spécialités en licence ainsi que douze en master et une spécialité ingénieur. À cela s’ajoutent sept laboratoires de recherche, véritables piliers de notre production scientifique.
Je tiens à inviter nos étudiants à porter un regard éclairé sur la diversité de nos spécialités. Celles-ci ne sont pas seulement intellectuellement exaltantes ; elles participent pleinement au rayonnement de notre université et offrent des débouchés aussi variés qu’inattendus puisque Oran est tout près d’une zone industrielle la plus grande sur l’Afrique qui est Arzew Industrie Pétrochimique.
Notre Faculté, pleinement consciente des enjeux qui l’attendent, s’inscrit résolument dans une dynamique de renouveau. Notre ambition est claire : proposer des formations technologiques et techniques de haut niveau, en phase avec les attentes des partenaires socio-économiques et les besoins nationaux en compétences qualifiées. Portée par une équipe dynamique et engagée, notre démarche repose sur un développement durable alliant formation, innovation et apprentissage actif. L’objectif est clair : faire rayonner notre établissement aux échelles nationale et internationale.
La vie de notre Faculté ne saurait se réduire à une simple transmission des savoirs. Elle s’incarne aussi dans l’engagement citoyen et collectif au sein de l’Université. Nous encourageons vivement nos étudiants à dépasser le statut passif de consommateurs de connaissances pour devenir des acteurs à part entière de la vie universitaire : participation aux conseils (notamment au Conseil de la Faculté), aux commissions, ou encore création de clubs scientifiques. Ces espaces sont autant de lieux d’apprentissage de la responsabilité et d’épanouissement collectif.
Enfin, j’appelle mes collègues enseignant(es), enseignants-chercheurs, personnels administratifs et techniciens à s’associer pleinement à cette dynamique. Quant aux étudiants, je les invite à prendre des initiatives et à s’investir résolument dans l’acquisition de compétences scientifiques solides, gages d’un savoir incontestable.
L’écosystème des startups dans l’université algérienne s’inscrit généralement dans une politique nationale visant à transformer les établissements d’enseignement supérieur en pôles d’innovation, favorisant ainsi le passage de la culture de l’emploi à celle de l’entrepreneuriat.
Cette politique, impulsée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’appuie souvent sur des dispositifs tels que les « Pôles d’Excellence » ou l’incubation de projets innovants (notamment les « startups » issues des mémoires de master), bien que le degré de mise en œuvre puisse varier selon les établissements.
L’étude de la chimie n’est jamais un plaisir gratuit. Elle exige des efforts personnels, de la rigueur et un investissement soutenu. Mais elle procure aussi une joie authentique, celle de comprendre et de créer. Ce bonheur exigeant, nous sommes impatients de le partager avec vous.
Le Doyen de la Faculté de Chimie
Professeur BENDRAOUA Abdelaziz
